Quand le photographe se double d'un physicien dont la lumière est le jouet favori, l'un des instruments les plus appétissants est sans conteste le polariseur. Malgré un design d'une simplicité déconcertante, parfois sous l'apparence de lunettes de soleil, il met en échec nos brillants étudiants en Master de Physique et en école d'ingénieur. Amusons-nous donc un peu.

Le polariseur peut être un obstacle pour la lumière. Il peut aussi être totalement transparent. La lumière est une vibration ; une vibration orthogonale à sa direction de propagation. Le polariseur arrête la lumière qui vibre dans une certaine direction, qui a une certaine polarisation. Il est totalement transparent pour une autre.

Si de plus, la nature s'offre la fantaisie de réfléchir les différentes polarisations de manières variées, le photographe en fait son affaire. Avec une orientation donnée du polariseur, il supprime les reflets gênants lors d'une prise de vue à travers une vitre. Avec une autre, au contraire, il les magnifie pour créer l'illusion.

Le polariseur, lien entre photographe et physicien.